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Brosserie d'Hygiène Professionnelle®

Nettoyer, prévenir, garantir

Des outils professionnels

Le secteur du nettoyage, domaine dynamique et représentatif des services modernes, assure la propreté des locaux aux surfaces importantes. Il utilise pour cela des outils robustes, de grande taille, conçus pour les usages intensifs. Parmi eux figurent des balais traditionnels (balais paille de riz, balai miquet etc.) et des ustensiles plus récents (balais industrie, raclettes industrie etc.).

Qu’est-ce qu’une brosse d’hygiène ?

Les brosses d'hygiène désignent les brosses conformes aux règlements des secteurs à hygiène contrôlée : agroalimentaire, hôpitaux, etc. Elles servent à nettoyer les espaces de travail et les surfaces en contact direct ou indirect avec les aliments ; ou encore participent à la préparation même des aliments – Fromageries, Dorure des pâtisseries … ou un pinceau alimentaire.

Ces brosses ne doivent ni véhiculer de bactéries, ni contaminer les denrées et les lieux. Elles contribuent à la sécurité alimentaire en prévenant toutes contaminations.

La marque Brosserie d'Hygiène Professionnelle®

La marque collective “Brosserie d'hygiène professionnelle” a été déposée en 2012 à l'initiative de la Fédération Française de la Brosserie. Elle est la propriété de la FEIBP, Fédération Européenne des Industries de la Brosserie et de la Pinceauterie.

Sur des bases scientifiques, la marque et son label « BHP » garantissent des brosses conformes aux réglementations en vigueur, aptes au contact alimentaire et respectant une fabrication rigoureuse. Ces brosses sont :

- en matières non poreuses et toutes agrées aptes au « contact alimentaire »

- résistantes aux produits chimiques de nettoyage,

- résistantes aux températures de désinfection,

- colorées avec des pigments alimentaires,

- montées avec fils d'agrafe inoxydables,

- garnies de fibres pleines (ni fleurées ni creuses).

Ces brosses sont fabriquées en plusieurs couleurs pour les dédier à un seul espace et éviter les contaminations croisées.

Une charte européenne

Les Entreprises françaises adhérentes à la charte d'hygiène professionnelle et autorisées à utiliser son logo :

  • Brosserie Brenet

  • Brosserie Lafrogne

  • Brosserie Thomas

  • B2M - Pafloma

  • Koti - Tribollet

  • Maine Brosserie

  • Vidrequin

  • MFBI Brosserie Cardot

Brosses-professionnelles-hygiene

Brosserie d’Hygiène Professionnelle : Présentation

La Brosserie d’hygiène professionnelle ?

C’est une Charte créée par les adhérents de la Fédération Française de la Brosserie. Grâce aux engagements pris, les brossiers sont en capacité :

-          d’assurer la sécurité des denrées alimentaires produites avec intervention d’une brosse dans le processus de fabrication et/ou lors du nettoyage des lignes de fabrication, découpe… et autres machines de production agro-alimentaire

-          de fournir des outils de nettoyage sûrs, nettoyables et ergonomiques, pour tous les secteurs sensibles à l’hygiène. Ces outils sont aptes au contact alimentaire et compatibles avec les procédures fondées sur la méthode « HACCP ».

Les brossiers français sont collectivement engagés pour répondre à préoccupations croissantes en matière de sécurité sanitaire. Et voici comment :

1.   La brosserie d’hygiène professionnelle : un engagement collectif et vérifié

 

Le périmètre :

Sous le terme de « Brosserie d’Hygiène Professionnelle », sont regroupées les brosses d’hygiène autrement dit susceptibles d’être utilisées dans tous les domaines sensibles à l’hygiène.

Une brosse est généralement définie comme un outil, composée :

  • d’un support (une monture),
  • de fibres (lorsque c’est un élastomère fixé, on parle de raclette)
  • et d’un lien servant à fixer les fibres sur la monture.

C’est un outil indispensable pour exécuter toutes les actions mécaniques d’arrachage des souillures. Mais les brosses sont aussi très souvent des parties de machines embarquées.

Plus généralement, les brosses peuvent :

- être en contact direct avec les denrées alimentaires, lorsqu’elles sont utilisées dans les processus de fabrication (farinage et dé-farinage, sucrage, dorage .. ) ; ou quand elles servent à guider les produits lors de leur conditionnement ; au traitement, lavage des fruits et légumes comme à nettoyer les bandes transporteuses, décolmater les bandes modulaires… etc…

- être en contact indirect lorsqu’il s’agit des outils de nettoyage de ces zones, utilisés lors des opérations de raclage, balayage, lavage, brossage, nettoyage et désinfection…

La fabrication des produits cosmétiques ou pharmaceutiques répond également à ces mêmes besoins comme tous les autres domaines à hygiène réglementée. Dans tous les cas, les règles de conception hygiénique sont à respecter et c’est l’engagement pris et vérifié par chacun des brossiers adhérents à la Charte « BHP ».

Il s’agit avant tout d’éviter toute contamination. Aussi, le nettoyage, la décontamination, la désinfection et la stérilisation adéquate de ces outils eux-mêmes sont capitaux.

Les brosses labellisées « BHP »® sont des brosses optimisées pour :

 

  • être mises en contact avec les denrées alimentaires - migration globale testée, selon les conditions normales et prévisibles d’emploi – choix des simulants)
  • systématiquement accompagnées d’une déclaration de conformité maîtrisée
  • conformes en tous points à la réglementation européenne en vigueur
  • conformes aux principaux référentiels de certification de systèmes de management de la qualité et de la sécurité des aliments
  • présentant le minimum de risques de production de corps étrangers
  • aptes à être désinfectées et nettoyées
  • permettant à leurs utilisateurs de respecter les règles HACCP / le zooning
  • fabriquées selon les principes de « Bonnes Pratiques de Fabrication » du règlement n°2023/2006
  • respectant les exigences en matière d’étiquetage et de traçabilité

Pour parvenir à cet objectif de produire les brosses les plus sures, les brossiers ont analysé les risques existants. Au travers de leur adhésion à la Charte BHP, ils s’engagent à mettre en place et respecter des exigences sévères lors de la fabrication de ces brosses telles qu’elles minimisent les risques analysés du point de vue :

1.    Matériaux en Contact avec des denrées alimentaires : les réponses de la charte BHP

Ici, le cadre législatif majeur est européen : celui des « Matériaux en Contact avec des denrées alimentaires » ou MCDA.  En effet, avant d’être consommés, les aliments entrent en contact avec de nombreux matériaux. Les aliments interagissent avec ces matériaux, « migration », avec pour conséquences :

-          des migrations de matières et des effets sur la sécurité des denrées (additifs fonctionnels et matières colorantes sont les plus susceptibles de migrer)

-          des effets sur les caractéristiques organoleptiques de la denrée alimentaire

-          et des dangers liés à la présence de corps étrangers

La législation prévoit que les matériaux doivent être suffisamment inertes de façon que leurs constituants n’aient pas d’effets nocifs sur la santé des consommateurs et ne nuisent pas à la qualité des denrées. Des exigences juridiques et des contrôles sont en place.

Aussi, dans le cas des brosses « BHP », il s’agit donc d’éviter le transfert de substances chimiques dans l’aliment depuis :

-          les matériaux utilisés dans la fabrication des brosses dans le process de production (contact direct)

-          et le matériel de nettoyage des zones de fabrication et de stockage (contact indirect).

Ce risque dépend du temps de contact, de la surface d’échange, des températures et des concentrés de composés des matériaux utilisés.

Lorsque la fabrication des outils est conforme, on peut alors placer un signe conventionnel symbolisant les matériaux et objets aptes à entrer en contact avec des denrées alimentaires. C’est le logo (verre/fourchette), ainsi qu’il figure sur les brosses labellisées « BHP » :

Ce logo permet de s’orienter vers des marques et des brossiers français ayant les savoir-faire issus de leur longue expérience technique, gage de qualité et de sécurité conformes aux attentes.

L’environnement règlementaire :

Le Règlement CE 1935/2004 - ou « règlement cadre » qui définit les principes concernant les matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires » prévoit 17 groupes de matériaux pour lesquels des mesures spécifiques peuvent être adoptées, dont les plastiques.

Les principes définis par le règlement (CE) 1935/2004 exigent que les matériaux ne cèdent pas leurs constituants aux denrées alimentaires en une quantité susceptible - dans leur utilisation prévue ou prévisible, de présenter un danger la santé humaine ou de provoquer un changement inacceptable dans la composition ou de détérioration des propriétés organoleptiques - le goût et l’odeur, par exemple ­ des aliments.

PLASTIQUES

Le Règlement UE 10/2011 – dit règlement plastique ou PIM.

Les matériaux et objets en plastique sont couverts non seulement par cette réglementation générale mais aussi par des mesures spécifiques : le règlement (UE) n° 10/29011.

Ce règlement s’applique à tous les matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les DA, directement ou indirectement, et définit les règles concernant la composition des objets en matière plastique.

Ce règlement sur les matières plastiques :

§ contient une liste de l’Union des substances autorisées pouvant être utilisées dans la fabrication des couches de matière plastique des matériaux et objets en matière plastique décrits dans le champ d’application;

§ précise les types de substances couverts par la liste de l’Union et ceux qui ne le sont pas

§ fixe des restrictions et des spécifications pour ces substances;

§ fixe des limites de migration spécifiques et globales (quantité maximum de substances pouvant être transférées aux aliments)

§ établit une déclaration de conformité (DC) – garantissant la communication et l’utilisation appropriée des objets

§ fixe les exigences des essais de conformité pour les matériaux et les objets en matière plastique.

Il exige enfin que tous soient fabriqués conformément aux bonnes pratiques de fabrication (définies dans le règlement 2023/2006 – avec système d’assurance qualité mis en œuvre) et qu’ils soient suffisamment INERTES pour ne pas céder aux DA « des constituants en une quantité susceptibles de présenter un danger, d’entrainer une modification de la composition des aliments et d’altérer leurs caractères organoleptiques ».

Au-delà des obligations européennes, certaines exigences sont non harmonisées – voir pour la France, la DGCCRF.

LES TESTS

Dans le cas des brosses en matières plastiques, il est aujourd’hui obligatoire d’analyser la migration globale en effectuant un « essai de migration » pour déterminer la libération de substances provenant de l’objet dans un simulant[1] de denrées alimentaires et, partant, les caractéristiques chimiques qui entraînent un transfert des substances du matériau en contact avec les denrées alimentaires dans ces dernières.

La limite de migration globale est fixée à 10 mg/dm² de surface destinée à entrer au contact des denrées alimentaires. Par exemple, pour les brosses BHP : on met en contact la brosse testée et le simulant et on mesure la perte de masse de la brosse par unité de surface en contact avec les aliments.
Et la migration dans l’un des 5 simulants A, B, C, D1 et D2 ne peut donc excéder 10 mg/dm2 dans le cadre des conditions d’essai standardisées énoncées à l’annexe V du règlement sur les matières plastiques.

Les limites de migration des brosses « BHP » sont régulièrement testées par un laboratoire indépendant pour couvrir, dans les conditions d’utilisation prévues, tous les types de denrées alimentaires conformément au Règlement UE 10/2011.

La Migration spécifique : on procède ici par essais et simulations numériques pour vérifier que pour les matériaux concernés, les limites atteintes sont conformes au Règlement UE 10/2011 signifiant que les brosses ayant réussi l’essai sont utilisables sans risque. La limite générique est de 60 mg/KG pour des substances sans LMS

Les limites de migration spécifique (LMS), sont les quantités maximales et/ou résiduelles des monomères autres substances de départ et additifs sont fixées à l’annexe I du règlement (UE) n°10/2011. La LMS est exprimée en mg/kg sur la base du véritable rapport surface/volume dans les conditions d’utilisation réelles ou prévues.

Les brosses BHP satisfont aux exigences en matière de migration spécifique, de migration globale et de teneurs résiduelles des substances utilisées dans leur fabrication, et cela dans les conditions normales ou prévisibles de leur emploi.

Les engagements des brosses BHP : au stade du matériau et/ou de l'objet fini, il est vérifié que les critères prévus par le règlement (UE) n°10/2011 sont respectés, à savoir :

► La liste positive et les limitations d’emploi des substances, notamment sur la base de la déclaration de conformité des fournisseurs de substances chimiques et des matériaux intermédiaires.

► Les limites de migration spécifique (LMS) des monomères et des additifs* (et dans certains cas, la limite de migration spécifique totale (LMS(T)), notamment sur la base de la déclaration de conformité ;

► Les restrictions générales de l’annexe II du règlement (UE) n°10/2011 ;

► La limite de migration globale.

LES REGLES POUR CONTROLER CES CRITERES

Les conditions d’essais de migration pour la vérification de la conformité des objets en matière plastique figurent au chapitre V du règlement (UE) n°10/2011, notamment :
La température et la durée de contact (conditions normalisées) ;
Les simulants de denrées alimentaires : ce sont les simulants de l’annexe III du règlement (UE) n°10/2011, choisis en fonction des denrées alimentaires concernées.

LA DECLARATION DE CONFORMITE (DC)

La législation européenne prévoit que le fabricant de l’article final doit indiquer les conditions d’utilisation en vertu desquelles les restrictions et limites de migration peuvent être respectées.

Une déclaration de conformité peut couvrir un certain nombre de variations d’un objet qui diffèrent par leur taille, leur forme, leur épaisseur ou leur couleur dans la source d’approvisionnement d’un ou de quelques composants, entraînant un nombre limité de variations dans les substances à déclarer, à condition que toutes les substances à déclarer soient énumérées.

Le document doit identifier les objets d’une famille de produits qu’il couvre. Dans des conditions normales d’emploi les brosses BHP n’entraîneront aucune modification inacceptable de la composition ou altération des caractères organoleptiques des denrées alimentaires avec lesquelles elles seront mises au contact.

En résumé :

Les brosses labellisées BHP sont :
aptes aux contacts sec, humide, gras, acide et alcoolique. Les produits ont fait l’objet d’essais indépendants de migration, avec les simulants :

Dans les conditions d’essai prévues par le règlement. Les résultats globaux de migration ont été trouvés inférieurs aux limites définies actuellement (8mg / dm2) de la surface de l’article.
Quant aux exigences de migration spécifique, les résultats trouvés sont inférieurs aux limites.

Les articles BHP sont donc totalement conformes aux réglementations et peuvent être utilisés pour application au contact alimentaire répété, à des températures pouvant atteindre 40° pendant 2 heures pour tous types d’aliments.

La conformité s'entend sous réserve du respect des conditions de stockage, de manutention et d'utilisation des brosses mentionnées.

[1] qui représente leurs propriétés des hydrophiles, amphiphiles et lipophiles

1.    BHP : une charte devenue une marque collective européenne déposée – site Eurobrush

Sur l’initiative française, et afin de pouvoir poursuivre les utilisations frauduleuses du logo BHP, la charte est devenue en 2012 une marque collective, détenue par les brossiers adhérents à la FEIBP et déposée auprès de l’union européenne sous le N° 010919132.

La démarche et les contraintes sont identiques.

La Fédération Française de la Brosserie
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